Duel, mêlée, profight, lourd et léger : le combat en armure sportif.
Le béhourd est le sport de combat qui se rapproche le plus des affrontements du Moyen Âge : armure en acier, armes émoussées, coups portés à pleine puissance, et un cadre réglementaire et médical strict. La SAEA propose l’ensemble des formats de la discipline, du béhourd léger accessible dès la première séance jusqu’au haut niveau en compétition nationale et internationale.
Ces clubs proposent l’une ou plusieurs des pratiques en léger et/ou en lourd : duel, mêlée, profight.
Le mot « béhourd » vient de l’ancien français et désignait au Moyen Âge une forme de tournoi collectif, moins ritualisée que la joute. Le sport moderne, apparu en Europe de l’Est à la fin des années 2000 et connu à l’international sous le nom de « buhurt », en reprend le principe : des combattants équipés d’une armure historiquement cohérente s’affrontent avec des répliques d’armes émoussées.
Concrètement, c’est un sport de contact complet qui associe trois registres :
En France, la discipline est structurée par la Fédération France Béhourd, qui organise un championnat national réparti sur une dizaine d’étapes dans l’année. Le béhourd léger, lui, relève de la Fédération France Soft Armored Fighting.
Deux formats coexistent sous le terme « béhourd ». Ils se complètent plus qu’ils ne s’opposent : beaucoup de combattants commencent par le béhourd léger, puis basculent vers le lourd.
Matériel : protections et armes en mousse et plastique
Discipline : duel, profight, mêlée
Matériel : armure complète métallique, armes émoussées
Discipline : duel, profight, mêlée
Personne n’arrive équipé. Le parcours d’un débutant à la SAEA se construit en trois temps :
Non. Le béhourd demande de la condition physique, mais elle se construit à l’entraînement. En revanche, la discipline est exigeante : une armure complète pèse généralement entre 25 et 35 kg selon la période et les choix d’équipement.
Oui. Les entraînements sont mixtes, et les compétitions comportent des catégories féminines, en duel comme en mêlée (le format 3v3 est le plus courant chez les femmes en championnat de France).
Pour le moment nous ne proposons pas la pratique de béhourd léger avant 12 ans, à confirmer avec la SAEA proche de chez vous, et 18 ans pour le béhourd lourd. Dans tous les cas un certificat médical est nécessaire.
Le matériel de protection et les armes sont en mousse et plastique, sécurisés, et s’inspirent des armes anciennes : épée à une main, épée à deux mains, épée/bouclier, épée/bocle.
C’est la porte d’entrée idéale : on combat dès les premières séances, sans investissement matériel et sans le poids de l’armure, tout en travaillant les fondamentaux (distance, temps, à propos) qui serviront ensuite en béhourd lourd.
Le duel oppose deux combattants en armure complète. Un combat se déroule en plusieurs reprises (1 à 3 minutes selon les compétitions) et l’objectif est de porter le plus grand nombre de touches valides, à l’arme, sur les zones autorisées.
C’est un mélange de boxe, de lutte et d’escrime, avec un matériel de protection adapté et homologué. La SAEA propose un enseignement spécifique pour le duel, orienté vers l’accès aux compétitions de haut niveau.
Armes travaillées aux clubs : épée/bouclier, épée/bocle et épée deux mains, plus occasionnellement les armes d’hast, avec des exercices et du matériel dédiés.
Ce qui est travaillé en duel : la lecture de l’adversaire à travers la visière, l’économie d’effort (la fatigue arrive vite sous l’armure), le placement des appuis, et la capacité à enchaîner sans perdre son souffle.
Format de duel proche du MMA en armure. En plus des frappes à l’arme, les frappes de percussion et la lutte debout comme au sol sont autorisées.
C’est le format le plus exigeant physiquement de la discipline : il suppose un travail spécifique de gainage, de cardio et de sol, en complément des séances d’armure.
Combat en armure des XIIIe au XVe siècles, avec épées, haches et armes d’hast. Le matériel doit être historiquement cohérent, les armes émoussées et contrôlées avant chaque tournoi.
Règle centrale : un combattant est éliminé dès qu’il a plus de deux appuis au sol. Tout l’enjeu consiste donc à faire tomber l’adversaire, par la lutte, la charge ou le déséquilibre, tout en restant debout.
Formats : le 5v5 est le format de référence en France chez les hommes, le 3v3 chez les femmes. Les grands rendez-vous internationaux proposent aussi du 12v12 et du 30v30.
En France : le championnat national de la Fédération France de Béhourd est organisé sur deux niveaux, Ligue 1 et Ligue 2, et compte une huitaine d’étapes réparties sur l’année, souvent en extérieur dans un cadre castral.
À l’international : plusieurs circuits coexistent, notamment celui de Buhurt International, organisant ses propres championnats du monde par équipes nationales et par clubs.
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Une armure de béhourd n’est pas un costume. C’est un équipement de protection sportif, contrôlé avant chaque compétition, qui doit à la fois protéger et rester cohérent avec une période et une aire géographique documentées.
Composition type :
Combien ça coûte ? L’investissement se fait par étapes, sur plusieurs mois voire plusieurs saisons. Le marché de l’occasion est actif au sein de la communauté, et le club oriente vers des fabricants éprouvés plutôt que vers l’achat impulsif d’un kit complet. Environ 3 000 € pour une armure complète, armes comprises.
Où s’équiper ? Nos partenaires : Rêves d’Acier, Buhurt Technologies, Medieval Extreme, GoHurt, GSStudio.
Le béhourd est un sport de contact intense, mais encadré. Les principes appliqués à la SAEA :
La SAEA accompagne les combattants qui souhaitent aller en compétition, du premier tournoi régional aux échéances internationales : préparation physique spécifique, mise en conformité du matériel, assauts ciblés et gestion des poules.
Classements internationaux en duel, mêlée et profight : buhurt-ranking.com
Comme tout sport de contact, il comporte des risques, encadrés par l’armure, l’arbitrage et le contrôle du matériel. Les blessures les plus fréquentes sont des contusions et des entorses, comparables à ce que l’on observe en rugby ou en judo.
Non. On débute en tenue de sport avec le matériel du club, en béhourd léger ou sur les fondamentaux du lourd. L’équipement personnel se constitue ensuite progressivement.
Les AMHE partent de l’étude de sources historiques pour reconstituer des systèmes d’escrime. Le béhourd est un sport de compétition en armure, avec ses règles propres et ses fédérations. Les deux sont complémentaires et se pratiquent à la SAEA. Voir la page AMHE.
Le béhourd est un sport d’opposition réelle : rien n’est chorégraphié, l’issue du combat n’est pas connue à l’avance. Pour les prestations et démonstrations, voir la page Prestations.
Non. C’est une discipline de compétition à part entière, pratiquée par des adultes, avec ses propres championnats. Elle est simplement plus accessible à l’entrée.
Oui. Les entraînements sont mixtes et les compétitions comportent des catégories féminines en duel comme en mêlée.
Elle aide, mais elle se construit à l’entraînement. Ce qui compte au départ, c’est la régularité.
Le plus simple reste de pousser la porte d’une salle. Vous serez accueilli en tenue de sport, avec du matériel prêté, et vous combattrez dès la première séance en béhourd léger.